happy like a frog in England

samedi 16 juillet 2011

Work In Progress - la suite

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N'hésitez pas à me donner votre avis!

Posté par naphtalene à 14:31 - Commentaires [5] - Rétroliens [0]


lundi 11 juillet 2011

Work In Progress

Ahem...

Désolée pour ce nouveau silence de quelques jours semaines mois... En vrac, il y a eu: la fin de l'année pour les terminales, qui a coïncidé avec la fin de l'année pour moi (plutôt la fin du contrat à vrai dire), un voyage en Italie, quelques jours de soleil en France, un retour déprimant à Oxford (revenez donc en Angleterre sous la grisaille quand c'est le début de l'été partout ailleurs), des projets de dessins/peintures/spectacles/gravures, et puis des copains et des fêtes pour oublier que c'est l'automne ici.

Oué oué, je sais ce que vous vous dites "Elle s'emmerde pas celle-là, elle se paye des vacances en Italie..." Oui ben venez habiter en Angleterre et on en reparlera. C'était une question de santé publique personnelle. Il me fallait ma dose de vitamine D, de bonne bouffe (comprendre: d'aliments qui ont simplement du goût) et de bon vin (comprendre: sans arôme artificiel de vieux tonneau moisi), avec option gelatti qui déchirent leur mère en slip (comprendre: j'aurai jamais assez de toute une vie pour venir à bout de tous ces parfums qui sont tous meilleurs les uns que les autres!!!)

Bon mais j'ai pas chômé non plus - je veux dire, j'ai pas uniquement passé mon temps à manger - et, entre autres, j'ai rempli un carnet de croquis entier (je suis très fière de moi) (oui, il m'en faut peu, mais c'est la clé du bonheur) (enfin l'une des clés). Je vous posterai ça bientôt.

 

Et pourquoi je les poste pas maintenant au fait? C'est une très bonne question ça dites-moi!

Parce que, c'est comme ça.


Aujourd'hui, pour me faire pardonner de n'avoir rien posté pendant 2 mois à 6 jours près, je vous montre la peinture sur laquelle je bosse en ce moment: c'est un cadeau pour une copine, c'est du format raisin, c'est de l'acrylique, et c'est peint sur une alternance de Dr Rubberfunk, de The Bamboos, de Zee Avi et de Caravan Palace, avec d'autres trucs au milieu.

D'habitude je publie des trucs déjà finis (ok, quand je publie...), mais ayant vu des making of sur certains blogs qui j'aime bien, j'ai trouvé ça sympa de voir l'évolution du travail... J'espère que ça vous plaira aussi!

 

La 1ère planche de recherches:

(il y en avait une deuxième, mais en fait je suis restée sur celle-ci qui me plaisait bien)

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Hop, on passe au grand format:

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Et on attaque la couleur en y allant franco:

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A bientôt! Stay tuned :)

Posté par naphtalene à 15:09 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

mardi 17 mai 2011

J'aurais Voulu Etre Un Artiste # bis

J'ai aussi pondu ça récemment pour une commande (pour ma tata, ok, c'est pas le début de la gloire, du champagne et des femmes à gogo non plus):

 

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Y'avait une troisième aquarelle mais canalblog veut pas la charger... boh. C'était pas ma préférée de toutes façons.

Posté par naphtalene à 23:40 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

J'aurais Voulu Etre Un Artiiiiiste

 

Et il semblerait que ce soit le cas maintenant...! Sans blagues!?

 

Mercredi dernier, je suis descendue à Paris pour 3 jours - comme si j'étais ce genre de nana qui se fait des mini-séjours dans des capitales étrangères régulièrement, comme ça, pour le fun - pour participer à une installation écolo-urbano-artistico-je-sais-pas-comment-la-définir-o, qui avait lieu dans la charmante ville de Deuil-la-Barre (oui oui vous avez bien lu) avec des gens super sympas et créatifs.

J'avais rencontré Paule, l'artiste parisienne qui organisait l'évènement, via une copine il y a deux ans, sur un autre projet d'installation urbaine qui s'était déroulé dans le 12e, avec plein plein d'autres gens. C'était bon enfant, il y avait plus d'amateurs (moi inclue) que d'artistes confirmés, pas de prise de chou, et les chevilles de tout le monde avaient gardé leur taille normale... J'avais recouvert des poteaux avec des papillons en papier, c'était joli et poétique, et surtout c'était noyé dans la masse des dizaines d'autres participations, ce qui me convenait parfaitement, mes chevilles étant très sensibles à toute dilatation.

Elle m'a recontacté il y a un mois pour me proposer de refaire la même chose, dans un parc cette fois (celui de Deuil-la-Barre donc). Mon sang n'a fait qu'un tour lorsque j'ai lu son message, j'ai dit oui tout de suite! Et voilà comment je me suis retrouvée à redécouper des papillons en papier par dizaines (les précédents ayant malencontreusement croisé le chemin de ma grand-mère...) pour les accrocher dans des arbres.

 

Me voici donc partie d'Oxford mercredi dernier, mon petit sac de papillons sous le bras et les mains dans les poches, pour participer à cette installation où, pensais-je innocemment, il y aurait de nouveau de nombreuses autres personnes avec qui on allait redécorer ce parc, ça allait être simple et funky comme la dernière fois, on passerait la journée à installer alors qu'on aurait prévu de finir dans la matinée, et on finirait sur les rotules comme il se doit.

Sauf que non. C'était bien simple et funky, on a en effet passé la journée à se débattre avec les différentes œuvres, et on a fini léssivés en fin d'aprèm comme prévu, mais il n'y avait pas du tout une foule de gens au milieu desquels me fondre: en fait on était huit. Et sur les huit, y'avait au moins sept artistes. Des vrais je veux dire.


Là, vous entendez bien nettement le bruit du déglutissement que fait la pomme d'Adam quand elle se rend compte qu'en fait c'est vaguement moins "mains dans les poches" qu'elle ne l'avait imaginé. Elle se dit qu'au lieu d'aller au pub, elle aurait mieux fait de passer plus de temps avec son cutter et sa planche à découper. Elle se dit aussi que le texte de description/explication, enfin non, le roman qu'elle a écrit est vingt fois trop long comparé à ce qu'ont écrit les autres (les vrais artistes qui savent). Mais surtout, elle se dit que quelqu'un va se rendre compte qu'il y a erreur sur la personne, que c'est pas une vraie artiste avec un grand Aaaah...

Bon et puis en fait ça n'a pas été si traumatisant que ça car les autres gens étaient vraiment relax et sympas (comme j'ai déjà dit plus haut), et ça valait carrément le coup de se déplacer depuis Oxford pour 3 jours à peine.

 

Enfin j'étais quand même toute émue quand j'ai lu l'invitation envoyée par Paule (donc le détail important se trouve sur la première ligne n'est-ce-pas):


Paris Label et les artistes associés 

présentent 8 oeuvres-arbres de Land'art Urbain au Parc de la Chevrette de Deuil la Barre.
Inauguration le samedi 14 mai à 17h dans le cadre de la nuit des musées.
Œuvres de Cyrille Bosc, Nicolas Bras, Estheryaya, Paule Kingleur, Claire Marsauche, Michel Neff, Sarah Quentin, Anne Van den Berg

Les oeuvres resteront ensuite dans le Parc jusqu'au 23 mai. Entrée libre de 8h à 20h.

 

Et enfin - merci de votre patience - quelques photos pour vous mettre en bouche:

 

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Posté par naphtalene à 09:52 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

lundi 9 mai 2011

I'm Still Alive (if you wondered)

Hello!

 

Oui oui, je suis toujours vivante, voilà, vous êtes rassurés maintenant.

Je sais j'ai été très vilaine de ne rien poster pendant plus d'un mois, désolée encore une fois! Que voulez-vous, j'ai une vie à vivre moi...

 

Quoi de neuf au pays de la verdure éternelle? Donc il y a eu les vacances (eh oui, encore, je sais), le mariage (Comment "Quel mariage?"!! Mais LE mariage bon sang!!) et les oraux de mes terminales. Voilà grosso-modo comment je résumerais le dernier mois et demi. 

Donc oui, Pâques. Comme par magie il a fait un temps de ouf malade pile poil pendant ces 15 jours, et la saison des barbecues en tongs a été officiellement ouverte. Puis refermée. Et vaguement rouverte certains après-midi... Mais je suis certaine qu'en persévérant un peu je serai apte à me mettre en jupe d'ici un mois. Ok, toute la population féminine britannique est déjà en mini-jupe depuis des mois et on se demande ce que les filles vont pouvoir enlever de plus quand il va se mettre à faire vraiment chaud, mais apparemment je suis encore suffisament française pour être en jeans en ce moment.

Bref, je disais. Les vacances. C'était en mode "il y a le ciel, le soleil et la mer" et c'était bien. Une fois de plus j'avais des fourmis dans les jambes, pour changer. Et cette fois je suis allée en Cornouailles pendant 5 jours, qui sont devenus 6 en cours de route. Je n'ai pas trouvé Corto Maltese méditant du haut d'une falaise, mais j'ai rencontré des gens super qui m'ont fait découvrir leur bout d'Angleterre en m'emmenant un peu partout, dans des coins complètement paumés et éloignés de toute civilisation, mais tellement beaux et différents d'Oxford...

Les Cornouailles ça ressemble vachement à la Bretagne (incroyable n'est-ce pas) pour vous faire une petite idée. En plus vert peut-être. C'est très valonné, avec des petits champs bordés de haies et de vieux murs de granit. Ça m'a fait plaisir de retrouver ce type de pierre, d'une part parce que ça me rappelait ma Bretagne bien-aimée, mais surtout parce que ça me donnait vraiment l'impression d'être ailleurs, ne serait-ce que pour quelques jours.

 

Retour à Oxford pour reprendre les cours en douceur, à raison de deux ou trois jours par semaines, grâce aux nombreux jours feriés octroyés début mai... On se foule pas, j'avoue. Lundi de Pâques, mariage royal, 1er mai...

Et là vous vous dites attends y'a un truc, c'était pas un dimanche cette année? En effet, vous avez raison, il n'y a pas encore un tel décallage spatio-temporel entre la France et l'Angleterre, mais ici si un jour ferié tombe un week-end, on le reporte au lundi, comme ça on l'a quand même et tout le monde est content. Soyez donc pas jaloux et dites-vous qu'en France on a les ponts qui compensent.

Et cette année en l'occurence, tout le monde était vachement content, car c'était Royal Wedding + 1er mai dans la foulée, donc week-end ultra-prolongé, que du bonheur. Alors, ce mariage, parlons-en tiens. C'était intéressant d'être en Angleterre pour voir ça, bien que je m'attendais à quelque chose de plus extraordinaire peut-être. Parmis les quelques anglais que je connais, la plupart n'en avait franchement rien à faire. Ils avaient même envie de fuir le pays jusqu'à ce que ce soit fini pour ne plus en entendre parler. J'avoue que c'est l'un des avantages de la vie d'expat: on peut choisir ses sujets de préoccupation, on a moins à les subir. (Et cf. plus haut, les miens étaient principalement centrés sur les oraux de mes élèves et mes tongs dernièrement)

Cela ne m'a pas empêché de regarder la cérémonie, du moins le morceau avec les chants et le blabla, après que ma coloc m'ait réveillée, car ultra-informée que j'étais je ne savais pas que ça commencait dès le matin... On s'est marrées à la vue du concours d'inélégance déployé par la gent féminine royale (les filles du Duc de York l'emportant haut la main) et on a apprécié la robe de la mariée et surtout celle de sa frangine, tout en élégance et en sobriété (comprendre: elle était vraiment canon dans sa robe moulante, et elle n'avait aucun besoin de se déguiser en paquet cadeau mal emballé, elle).

Dans l'après-midi, pour renforcer mon sentiment d'appartenance à la société, j'ai fait comme tout le monde (ou presque): j'ai célébré l'heureux évènement en allant à une street party. Ici, je vais commencer un paragraphe tout spécial en ce qui concerne certaines moeurs anglaises, des fois que ça vous intéresse.

Figurez-vous que spécialement pour le mariage, le gouvernement a fait savoir que toute fête de rue serait autorisée, et les habitants ont été encouragés à organiser des fêtes meme si les communes n'étaient pas d'accord (il fallait juste les informer au sujet des rues qui seraient bloquées). Il faut savoir qu'en Angleterre, ils sont très très à cheval sur les règles de santé et de sécurité, à un point tel que ça en devient ridicule... Alors évidemment, organiser des fêtes dans les rues de tout le pays, avec des gens qui jouent de la musique avec des sonos (!), des gateaux faits maisons sans aucun controle du service d'hygiène (!!), des boissons conservées dans des glacières (!!!) et des jeux pas forcément homologués (!!! x 2)... Je vous laisse imaginer le topo. On aurait éventuellement pu froler de très loin et dans le pire des cas la catastrophe sanitaire. Cependant, thank God, rien de tel ne s'est produit, car finalement les gens ont peut-être plus de bon sens que le gouvernement ne veut nous faire croire.

 

Donc, après avoir regardé un bout de la cérémonie, la marche pour sortir de l'église sans se prendre les pieds dans la robe de la mariée, et les bisous sur le balcon, je suis allée à la street patry organisée à coté de chez moi, et intitulée très justement: "Never Mind The Wedding Street Party". (Ou aussi la "on s'en fout du mariage party") Avec des gens qui jouaient de la musique ou qui jonglaient, d'autres qui écoutaient assis dans l'herbe en grignotant des chips et en buvant du cidre... et qui avaient tous regardé le mariage au préalable, parce que bon hein, quand même. Kate Middleton et sa robe quoi.

Au final, c'était surtout une occasion de faire la fête et d'avoir un jour ferié en plus, et je crois que personne n'était foncièrement contre ça.

Posté par naphtalene à 13:27 - Commentaires [2] - Rétroliens [0]




dimanche 20 mars 2011

J'aurais jamais pu bosser au K.G.B.

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(Et je recommande de cliquer sur l'image pour la voir un peu mieux)


Posté par naphtalene à 18:21 - Commentaires [6] - Rétroliens [0]

lundi 7 mars 2011

The Isle Of Wight

Bon.

C'est la loose. Encore trois semaines ont passé sans que je poste quoi que ce soit. Pour les quelques personnes qui prennent la peine de me lire, désolée, vraiment. Okay, mon sentiment de culpabilité devrait disparaitre d'ici 20 minutes, quand mon gateau au citron aura fini de cuire. Mais quand meme, désolée, si j'étais une de mes lectrices je me décevrais un peu j'admets.

 

Et comme vous avez remarqué, c'est toujours la grève des accents - mais ma super-coloc a réparé mon ordi, woooooh!!! (BIG UP my dear husband!!) (ben oui elle me lit, je lui dois bien ca) Mais on a pas encore réussi à le reconnecter au wifi. Enfin tout ca pour dire que bientot, inch'allah, je pourrais de nouveau raconter ma vie dans un francais correct.

 

Alors que s'est-il passé durant ces trois longues semaines? Eh bien j'ai découvert un nouveau coin d'Angleterre, ce qui n'est pas du luxe car il faut l'avouer, après un an et demi sur cette ile, je n'ai pratiquement rien vu. Il faut dire qu'Oxford est une ville très agréable à vivre, et du coup je peux facilement y passer plusieurs semaines, voire plusieurs mois sans ressentir le besoin de m'en échapper - comme j'ai pu l'avoir très souvent à Paris ou à Sao Paulo, essentiellement à cause de leur taille. Enfin malgré la douceur de cette ville, malgré des week-end toujours bien occupés et des gens sympas autour de moi qui me font profondément aimer cet endroit, j'ai récemment commencé à avoir envie de voir du pays, just for the sake of it.

 

Pour calmer les fourmis que j'avais dans les jambes, je suis partie le week-end dernier sur l'ile de Wight avec R., anglais de son état qui connaissait le coin pour y avoir préalablement passé quelques jours avec des potes à pédaler en haut des falaises... Et mes jambes ont été servies niveau fourmis : on a passé le week-end à randonner. Moi. Marcher. Ca sonne bizarre rien que de l'écrire. Et c'était super!!!

On a pris le train vendredi midi d'Oxford jusqu'à Lymington, en passant par New Forest, une foret qui a notamment fourni le bois de la Royal Navy au 18e siècle, lorsque l'Angleterre faisait encore la guerre contre la France par exemple - mais heureusement cela a cessé et je peux maintenant profiter des bienfaits de l'entente cordiale, merci merci. New Forest est un genre de foret très "Tim-Burtonesque", avec des arbres petits et biscornus que l'on verrait bien abriter un chevalier sans tete lorsqu'il y a du brouillard...

A Lymington, le train s'arrete d'abord à la gare, puis continue sur le dock ou se trouve le terminus, juste à coté de l'embarcadère pour le ferry qui emmène sur l'ile de Wight. J'ai bien aimé ce coté 'bout du monde' - d'autant plus que là, il y avait vraiment de la brume et qu'on distinguait à peine l'ile, qui se trouvait à 5km seulement. Une fois débarqués sur l'ile, plutot que de prendre le bus jusqu'à Freshwater ou nous allions passer la nuit, nous avons fait le chemin à pieds histoire de se mettre dans le bain dès le départ tant qu'à faire. Je vous ai déjà dit que c'est pas trop mon truc la marche à pied? Bon j'avoue j'exagère, j'aime bien me balader en vrai, encore plus quand l'endroit est joli. Sauf que vendredi dernier, ayant pourtant prévu les chaussures de rando, on n'avait cependant pas anticipé les 6km à travers champs dans la gadoue, mon nouveau jean gris clair et moi. Héhé.

Le lendemain rebelotte, on a passé la journéà vadrouiller dans les collines d'une falaise à l'autre, et à slalomer entre les averses, mais en évitant les flaques et les mares de boue cette fois (enfin là je parle pour moi vu que mon acolyte s'est éclaté à mettre les deux pieds dedans, et plutot deux fois qu'une!).

On était sur la pointe Ouest de l'ile, et on s'est baladés essentiellement dans ce coin-là, ou on peut notamment voir les Needles, autrement dit les aiguilles de l'ile de Wight, pics rocheux calcaires formés par l'érosion des falaises - qui avec la statue de Jimi Hendrix forment probablement les seuls attraits touristiques de l'ile je pense (mauvaise langue que je suis) (très jolie statue soit-dit en passant).

Que dire de plus sur l'ile de Wight? Curieusement, ca ne sentait pas la mer, et j'ai été un peu décue pour ca. C'est vrai quoi, l'intéret principal d'aller sur la cote, outre de se gaver de coquillages et autres crustacés, c'est surtout de se prendre une bonne bouffée d'iode dans les narines! J'aime quand je vais quelque part utiliser mes cinq sens pour apprécier l'endroit, et l'odorat est évidemment l'un de ceux qui m'intéressent le plus. Quand je vais au bord de la mer, j'aime respirer à plein poumons l'air marin, là je me sens vraiment autre part - autrement, j'ai l'impression d'etre toujours chez moi mais avec un paysage différent... Non, ca ne veut rien dire ce que je raconte là?

Ce serait logique en meme temps, il se fait tard mine de rien.

Bref, l'ile de Wight c'était bien, et en effet mon post va se finir comme ca en queue de poisson, parce que je suis fatiguée et que j'ai école demain.

 

(et comme on a encore marché le dimanche matin et qu'on est rentrés dans l'aprem, je vois pas bien ce que je pourrais ajouter sur le sujet anyway...)

Posté par naphtalene à 00:33 - Commentaires [3] - Rétroliens [0]

mardi 15 février 2011

A Horse With No Name

Tiens donc, mais mais mais que se passe-t-il!?! Pas de nouvelles pendant plus de quinze jours, et maintenant deux post en 24 heures!

Ben oui, y'a des jours comme ca.

Y'a des jours ou j'ai pas envie de raconter ma vie; je pourrais raconter autre chose me direz-vous, et vous auriez bien raison. Et puis y'a des jours ou, prise d'un élan ineffable de communication, je pourrais écrire des pavés rien qu'avec ce qui se trame au fond de mon jardin. (Et croyez-moi, y'a du matos : le chat obese du voisin qui d'habitude passe ses journées a roupiller sur le toit du débarras est super occupé en ce moment a faire la cour a une chatte noire un peu potelée... va-t-elle succomber a ses charmes de gros male reproducteur, ou aura-t-elle assez de bon gout pour répondre aux avances de son concurrent, le chat noir et blanc de l'autre coté de la rue?)

 

Bon a vrai dire, je n'ai aujourd'hui ni pavé a rédiger, ni potins félins a divulguer, juste une petite perle de mes éleves dont je voulais vous faire part.

Une gamine nous parlait de son frere qui a un "lisp", mais ne savait pas comment le dire en francais :

- Mais oui, vous savez miss, c'est quand on parle comme ssa, qu'on prononssse mal les "sss", me dit-elle.

- Ah oui je vois, en francais on a une expression pour ca, qui se traduirait en anglais par "to have a hair on the tongue". Comment traduiriez-vous ca?

- Avoir un... oh, can't remember how to say hair... commence-t-elle.

- Isn't hair "chevaux"? Oh but wait it's singular so it has to be "cheval", essaye un autre. Avoir un cheval sur...

 

Je n'ai pas pu m'empecher de rigoler a l'idée d'avoir un cheval sur la langue - avouez que l'image est comique!

 

 

(Je leur ai tout de meme donné la bonne traduction hein)

Posté par naphtalene à 14:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

lundi 14 février 2011

Et Vive l'Ecosse

Holala (with the french accent) depuis combien de temps n'ai-je pas mis ce blog a jour? C'est vraiment n'importe quoi ici. Faut dire que la vie sans ordinateur n'arrange pas mon non-rythme de publication habituel.

Alors quoi de neuf en Angleterre? Les Anglais continuent d'etre Anglais, la bouffe et la météo aussi (enfin je suis mauvaise langue, il fait super beau aujourd'hui) (et froid du coup), mais heureusement les jours qui commencent a rallonger subrepticement me rappellent que le printemps n'est plus tres loin, et donc l'été aussi. Le plus dur est passé semble-t-il, et finalement j'apprécie la rudesse de l'hiver qui va rendre les jours a venir encore plus agréables.

Pour rester francaise et donc parler d'un sujet qui me sied, plutot que d'etre over-british et de parler du mauvais temps (oui parce que le temps n'est jamais bon ici voyez-vous, il fait soit trop chaud soit trop froid, soit y'a trop de neige soit y'a trop de pluie... du coup ils en parlent tous les jours), je vais vous narrer ma derniere expérience culinaire au pays de l'anti-gastronomie. Ayant depuis peu sympathisé avec des natifs - bien qu'un peu sauvages, ils sont toutefois d'une compagnie tres agréable une fois qu'on les a apprivoisés (un gateau au chocolat fait maison peut aider) - j'ai eu l'occasion de gouter a la cuisine locale. Parmis ces autochtones, un Ecossais notamment, et du genre cordon-bleu tant qu'a faire... Joie! C'est ainsi que j'ai dégusté le tout premier Haggis de ma (courte) vie.

"Le Haggis, parfois plus connu en France sous le nom de 'panse de brebis farcie', est un plat traditionnel écossais [...] il se compose généralement d'abats de mouton, d'oignon, d'avoine, etc etc" (merci Wikipédia)

Je ne vais pas vous mettre la recette entiere, il y a peut-etre des enfants qui me lisent...

Enfin pour arreter de se méprendre, je l'affirme ici haut et fort : le haggis, c'est super bon. Peut-etre encore plus quand c'est préparé par un écossais qui sait faire la cuisine, cela va sans dire. C'est un de ces bons plats des familles, qui vous remplit l'estomac gentiment, et qui vous donne envie d'aller faire un tour dans les Highlands juste pour voir quelles autres petites merveilles peuvent bien s'y planquer - enfin ce sera apres la balade digestive et la sieste, parce qu'on en a repris trois fois et qu'au bout d'un moment on peut plus de déplacer autrement qu'en roulant...

Bref, si un jour vous avez l'occasion de sympathiser avec de gentils écossais n'hésitez pas, vous aurez peut-etre la chance de gouter leur plat national fait maison; et au pire, ce sera probablement la boisson nationale qui vous remplira l'estomac et qui vous fera rouler par terre ;)

 

En passant, je vous invite a faire un tour sur la page wikipédia du Haggis (par ici), on y découvre des choses assez marrantes... (ah ces américains, ils me feront toujours rigoler) (nan mais je les aime bien hein)

 

 

 

 

PS: et avant qu'on me demande, non je ne sors pas avec un écossais. (z'etes décus?)

(et maintenant j'ai faim)

 

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jeudi 27 janvier 2011

Le Plus Joli des Compliments...?

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vendredi 21 janvier 2011

Ze Revenge of the Private Joke

Bon alors pour ceux qui se demandaient si mon humour etait si hermetique que ma private joke ne faisait rire personne, l'explication de ladite joke (tres private comme vous allez le constater) :

Il y a deux semaines environ, le telephone sonne (le fixe), c'est ma mere au bout du fil. Ca fait a peine une semaine que je suis rentree en Angleterre, je me dis que quelque chose d'important a du se passer : un enfant est ne, on a un nouveau chien, les lapins ont recommence a devaster son jardin, une mesange a fait son nid dans le bureau... bref, quelque chose d'extraordinaire quoi. Que nenni.

C'est a peine si elle m'a demande si j'etais bien arrivee ou si il faisait beau - elle m'a dit texto " Bon alors, ho, tu mets un truc sur ton blog!? "

Faut pas me dire des choses comme ca, je les prends au pied de la lettre moi.

Donc voila, vous avez l'explication du truc de la derniere fois.

Et je vous aurais bien ecrit un long post dithyrambique sur le premier sujet venu, mais voyez-vous, mon ordi m'a lachement lachee recemment (le salaud), ce qui fait que 1) j'en suis reduite a piquer celui de ma coloc en douce quand elle n'est pas a la maison, 2) j'ecris a ce moment precis sur celui de l'ecole entre deux cours de Terminales, 3) cela explique mon orthographe plus qu'approximative etant donne que c'est un clavier anglais, forcement, donc pas d'accents, et les cedilles je vous en parle meme pas, 4) comme ca me fait mal aux yeux toutes ces fautes, je vais m'arreter la pour des raisons de sante publique (parce que normalement, la, ca doit commencer a vous picoter la retine aussi).

Posté par naphtalene à 13:14 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]

mardi 11 janvier 2011

Private Joke

Voilà, je mets un truc sur le blog :

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Et c'est une image glanée sur ce site où il y a plein d'autres images marrantes, esthétiques, choquantes, banales ou décalées. 

Posté par naphtalene à 12:25 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]

samedi 25 décembre 2010

We Wish You A Merry Christmas

Je ne pensais pas que ça arriverait un jour, mais pourtant m'y voilà : j'écris sur mon blog le jour de Noël.
Morale de l'histoire, il ne faut jamais dire jamais.

Je suis à Oxford aujourd'hui, bloquée ici à cause de la neige qui a chamboulé l'eurostar, dans ma maison maintenant vide puisque mes colocs sont tous partis, me laissant seule avec mon désespoir, tandis que dans ma Touraine natale ma famille se réjouit autour du feu de cheminée en mangeant des toasts et de la pintade farcie préparés avec amour par ma grand-mère. A l'heure qu'il est ils ont déjà ouvert les cadeaux, bu une coupe de champagne pour l'apéritif, et se sont mis à table, en ayant peut-être une petite pensée pour moi, qui brille par mon absence, et qui me console en buvant du thé et en regardant la neige fondre dans mon jardin...


Bon ok j'arrête, je suis pas crédible une seconde.


Donc oui, me voilà à Oxford, ça c'est vrai, coincée à cause de la neige, c'est vrai aussi. Après avoir échappé aux 18 heures d'attente sous le tunnel il y a un an, puis au volcan en avril dernier, il fallait bien que j'aie un petit problème de transport à un moment donné. Voilà, c'est chose faite.

Je devais rentrer mardi, mais au vu du bordel annoncé, je n'ai même pas envisagé d'aller jusqu'à Londres, tout ça pour me battre avec des vacanciers stressés dans l'espoir d'avoir un train, et m'entendre dire au final que je ne pourrais pas partir. Les gens m'ont dit que j'avais pris une sage décision - j'appelle ça une méga flemme pour ma part. Après avoir vu les vidéos des files d'attente qui faisaient 3 km, j'avoue m'être dit qu'en effet, c'était très sage de ma part (comble de la sagesse : l'être par paresse).
Et la situation est loin d'être mélodramatique! Ca peut paraître absurde (ça l'est), mais j'aime tellement l'imprévu que j'étais contente de la situation en fait.
J'étais carrément enjouée quand il s'est remis à neiger lundi, et que j'ai vu le moment où je ne pourrais pas partir!

Et puisque c'est Noël, je vais vous parler du Noël Anglais, pour ce que j'ai pu en voir. Des sapins, des guirlandes lumineuses, des gâteaux et de la dinde, bon, ça nous change pas trop jusqu'ici.

Une chose plutôt marrante à laquelle j'ai eu la chance d'assister il y a deux semaines, c'est une tradition (corrigez-moi si je me trompe) que nous n'avons pas vraiment en France : les chants de Noël.
Une copine (française) m'avait invitée chez elle en me disant "Des copains de mes colocs vont venir, ils vont chanter et jouer de la musique!" J'ai évidemment dit oui, ne sachant pas encore dans quoi je m'étais compromise... Car le jour même, j'ai découvert que j'allais à un Sing For Jesus evening...!! Rien de sectaire hein, juste des gens qui se retrouvent autour d'un piano et qui chantent des Christmas Carols à gorge déployée. Nous étions trois françaises au milieu d'une assemblée d'anglais - qui évidemment connaissaient les paroles, ou tout du moins l'air des chansons - et nous avons essayé de suivre tant bien que mal pour chanter avec eux... c'était assez épique je dois dire. Imaginez : vous chantez habituellement sous votre douche le matin, et éventuellement lors des anniversaires quand vous êtes un peu bourré, et on vous met au milieu d'une chorale avec une partoche et des paroles, sans même avoir eu le temps de faire quelques vocalises...
C'était une ambiance très bon enfant et chaleureuse, comme savent si bien le faire les anglais, et au final un très bon moment passé avec eux, à les écouter chanter et à manger des biscuits au gingembre en buvant du vin chaud.



* * * * *

Epilogue (en anglais à l'origine) :

- Vous avez aussi des chants de Noël en France?
- Euh, non, enfin pas dans ma famille pour sûr.
- C'est vrai?!
- Ben oui, c'est pas une tradition chez nous...
- Mais alors vous faites quoi pour Noël si vous chantez pas??
- Euh... on mange?



(PS pour ma mère : gardez-moi du foie gras je vous en priiiiiiiie!)

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mercredi 8 décembre 2010

How Sweet It Is

Je vous ai déjà dit à quel point c'est poilant de bosser avec des ados? Surtout quand ils sont anglais et qu'on leur enseigne le français?

Je m'étais promis de tenir un journal de leurs fourchages de langue, mais bien évidemment je l'ai jamais fait (ce qui n'étonnera personne) (en même temps y'en a pas tant que ça au final). Toutefois, je vais vous livrer la dernière pépite en date, toute fraîche de ce matin, qui vaut bien son pesant de foie gras :

"Une fois quand je suis allé à la France (sic), avec ma famille nous sommes allés dans un restaurant et on a mangé quelque chose très bon, c'était du confit de connard."


J'échangerais mon boulot pour rien au monde!


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mardi 7 décembre 2010

What A Wonderful World...

Entendu ce matin dans la salle des profs, l'histoire suivante:

" Pour la période de Noël, la prof d'allemand fait son cours sur ce thème en racontant notamment les traditions du pays...
"Et il y a cette tradition qui veut que les enfants, le soir du 6 décembre, laissent une chaussure ou une chaussette vide : s'ils ont été sages, ils trouveront des bonbons dedans le lendemain, mais si ils n'ont pas été sages, ils trouvent un bâton...
"Ensuite, ils vont au marché de Noël avec leurs parents, où il y a le Père Noël, accompagné de Knecht Ruprecht, un homme gigantesque habillé de peaux de bêtes, avec un masque en bois, qui poursuit les enfants qui n'ont pas été sages pour leur donner des petits coups de bâton (sans les attraper bien sûr)...

- Miss, s'ils nous attrapent, on peut les poursuivre en justice après?"


Haaa, douce et charmante innocence de l'enfance...

Posté par naphtalene à 20:00 - Commentaires [1] - Rétroliens [0]